FBSH - Enfants du monde Albanie -

Cette association albanaise développe ses activités dans un des quartiers les plus pauvres de Tirana, Kinostudio, peuplé principalement par des populations vulnérables appartenant aux minorités ethniques comme les Roms. Ces populations ont de graves problèmes économiques et sociaux. L’analphabétisme, l’alcoolisme, le trafic humain (jeunes filles et enfants), la drogue y constituent des maux de plus en plus répandus.

FBSH a décidé de concentrer ses activités dans le domaine de la prévention afin de réduire la vulnérabilité de ces populations notamment en combattant l’abandon scolaire. L’association de FBSH combine travail social, travail éducatif et actions de formation auprès des enfants, des adultes et des enseignants. Elle apporte aussi une aide directe aux familles sous forme de soutien social et psychologique.

Un travail de fond pour faire échec à l'abandon scolaire

Dés son ouverture en 1999, le centre social de l’association a accueilli les enfants des rues de Tirana - des Roms pour la plupart - de manière à leur donner un lieu de vie, avant de leur faire réintégrer leur famille.

L'équipe de FBSH anime également des groupes de parole et des ateliers de théâtre dans trois écoles pendant les cours d'éducation civique. Ces activités touchent environ 4000 collégiens.
Dans les groupes de parole, les collégiens abordent différentes thématiques : vie de famille chaotique, petits boulots, rêves illusoires d'émigration...

Réintégrer les enfants victimes du trafic human

Les travailleurs sociaux informent sur les propositions mirifiques des « tuteurs » et le risque du trafic d'enfants. L'éradication récente du trafic d'enfants en Albanie doit beaucoup à l'action de sensibilisation de FBSH au sein d’une coalition albanaise « Tous ensemble contre le trafic ». Grâce à l’intervention de l’association auprès des
parents, de l'établissement scolaire et des jeunes victimes de trafic, une trentaine d'entre eux ont réintégré l’école en 2004. A ceux qui ne sont plus en capacité de réintégrer l'école, FBSH propose d'acquérir des notions de base et d'entamer une formation professionnelle, comme la couture pour les jeunes filles.

Redonner confiance en soi

Les travailleurs sociaux misent beaucoup sur les sports collectifs, les spectacles de musique et de danse traditionnelles. Des expositions sont organisées à partir de dessins d'enfants, de petites oeuvres en bois, de collages... Les parents sont invités à y assister. Une fillette a même remporté un prix lors d'une exposition au musée national de Tirana !
Ces activités culturelles valorisent les dons des enfants aux yeux de leurs parents et contribuent à leur donner confiance en l'avenir. Ils réalisent qu'ils sont capables de suivre une scolarité normale pour avoir plus tard un métier, et qu'ils n'ont pas intérêt à déserter l'école pour gagner quelques sous. On rencontre moins d’enfants occupés à mendier ou tenir des étals de menus objets dans les rues de Tirana qu'auparavant.

Une dynamique communautaire

Impliquer les parents, souvent eux-mêmes très jeunes, est un défi pour FBSH.
Au début les familles sollicitaient surtout une aide matérielle - sous forme de sacs de farine- aujourd’hui la plupart viennent demander conseil, pour les démarches administratives et juridiques par exemple.
Des groupes de parole sont organisés afin que les mères s'expriment sur l'éducation de leurs enfants, la violence domestique... Un groupe de pères s'est également mis en place.
Peu à peu les familles de ce quartier défavorisé commencent à prendre des initiatives et à s'impliquer dans l'organisation des activités.